define('_NO_CACHE', 1); MATIERES D’ART : Gérald Blanchard
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S’il est parfaitement intégré dans son époque et joyeusement sociable, Gérald Blanchard n’en rêve pas moins de « faire partie de quelque chose, être déstructuré, organique, pour ressentir des plaisirs encore plus physiques ». Une thématique qui ressort dans des compositions soigneusement préparées avec des moyens modernes. À force de travail et d’acharnement, pour apprendre et se perfectionner, il a désormais acquis une tranquille maturité qui lui permet de mettre en adéquation son art avec son inspiration, ses visions et une certaine philosophie du monde.

Gérald Blanchard travaille essentiellement à partir de ses photographies. Il fréquente beaucoup les bâtiments industriels, les ports et est sensible à son environnement ainsi qu’au vieillissement de toute matière, véritable base de travail.

La transposition sur la toile s’opère grâce à la technique du lavis (térébenthine pure avec très peu de matière) qui lui permet d’effectuer les placements grandeur nature. Les masses apparaissent qu’il jauge au moyen d’un miroir, à l’envers, donc, pour pallier l’exiguïté de son atelier. Il procède ensuite au montage des volumes grâce à des lavis un peu plus puissants qu’il travaille au couteau, avec des cartes magnétiques, des morceaux de caoutchouc ou ses doigts (il n’utilise le pinceau que pour les finitions). Pour donner de la profondeur, il a perfectionné son art du glacis, en utilisant le médium flamand des peintres de l’école du même nom, un mélange de poudres de pigments, d’huile de lin et de térébenthine. Par charges successives, de moins en moins épaisses, entre lesquelles peuvent s’écouler de une à deux semaines de séchage, il crée une succession de couches en évitant soigneusement de les mélanger les unes aux autres.

Mais, l’essentiel, c’est que, face à l’œuvre terminée, la technique s’efface devant l’émotion.

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